Qui sommes nous

                             Pourquoi Can’Art & Touthenkrama

Jean Baptiste et Oeun

Après 10 ans passés aux services des plus pauvres au Cambodge , 5ans avec PSE (Pour un Sourire d’Enfant) et les chiffonniers de Phnom Penh , 5ans avec ASF France (Avocats Sans Frontières) pour mettre en place l’aide judiciaire auprès des tribunaux provinciaux Cambodgiens; marié à Oeun nous avons eu  4 enfants, j’ai monté une Guest House  et restaurant à Siem reap (à 5mn des temples d’Ankor) pour subvenir aux besoins de ma famille.

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Can’Art et Touthenkrama

Il y a un an nous avons décidé avec ma femme Oeun, Cambodgienne, de nous diversifier. Nous avons donc tout d’abord créé Touthenkrama qui est une ligne de vêtements et accessoires fait en Krama l’étoffe traditionnelle Khmère. Après visite dans la province de Bantey Meanchey, capitale de la production du krama (coton et soie) nous prenons conscience que ce savoir faire est en voie de disparition. En effet nous constatons que de moins en moins de familles fabriquent cette étoffe, souffrant rudement de la concurrence vietnamienne et thaïlandaise (de qualité nettement moins bonne) qui vend à moindre cout. Nous apprenons à cette occasion que 95% des kramas en vente sur les marchés locaux sont fait industriellement dans ces pays ci. Leur prix de vente est si bas qu’il ne couvre même pas le cout de production artisanal. La plupart des gens achetant des kramas, s’en servent essentiellement d’écharpe et en achètent donc peu. L’idée de faire une ligne de vêtement et d’accroître la vente partant du principe que l’on renouvelle plus facilement notre garde-robe que nos écharpes. Nous proposons donc des produits artisanaux, traditionnels, de qualités et dont 95% du produit de la vente retourne aux producteurs et aux couturiers.

Can’Art :

Partant de l’idée que le changement ne vient que par l’action de chacun à son niveau, nous nous sommes lancés dans le recyclage des opercules de cannettes.  Depuis le début il nous semblait inconcevable de monter une affaire qui ne profiterait qu’a nous. Dans le village de ma femme Oeun ( Province de Siem Reap), et ceux des environs, beaucoup d’hommes partent travailler en Thaïlande pour y chercher de meilleurs salaires (un paysan gagne en moyenne moins d’1$/jour de son travail de la terre ; contre souvent 300$ /mois en Thaïlande). Hélas dans 90% des cas ils n’envoient très vite rien et refont leur vie là bas. Leurs  femmes et filles  se retrouvent alors seules sans argent à gérer les enfants et le lopin de terre à exploiter. Nous avons donc monté une société mixte à but sociale dont un des buts est de fournir du travail à domicile à ces femmes, leur permettant ainsi de prendre soin de leurs enfants, les scolariser et de payer si besoin un ouvrier agricole pour prendre soin des bêtes et des rizières. De même, ayant moi-même travaillé 5 ans avec les chiffonniers de PP, j’ai mis en place un réseau de collecte des capsules en aluminium que je leur rachète à 3 fois le prix

Canart opercules de cannettes